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Bienvenue sur A Woman's Blog !
Ce blog est rédigé par Anne Claire & Agathe, toutes deux passionnées de l'univers féminin dans toute sa splendeur : soins, parfums, maquillage, mais aussi bijoux, sorties et papotages !
Nous nous sommes rencontrées en école de commerce à Paris et sommes maintenant toutes les deux dans la communication : relations publiques interactives, toujours à Paris pour Anne Claire, communication institutionnelle pour Agathe, exilée en Picardie.
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /2008 15:17
Il y a des remèdes, on ne sait pas pourquoi, mais ça marche. On a beau écouter scrupuleusement son médecin, son pharmacien, parfois les médocs ne servent à rien et il suffit de quelques mots et quelques gestes pour d'un coup, se sentir mieux.
C'est marrant aussi de voir que quand on est vraiment malade, quand c'est grave, on fait profil bas, on rassure, mais jamais on ne se plaint.
Et quand une petite grippe, un petit rhume s'empare de nous, alors là ... c'est la cata ... on devient Caliméro ...



Par exemple, quand on est une fille, une vraie fifille, pas une femme qui assure et qui assume, et ben l'un des premiers reflexes est d'appeler le bercail avec sa plus petite voix.
"Môman, (snif, snif) ch'suis malade (re sni, re snif), ch'sais pas quoi faire, j'vais mourir". On se rattrappe juste à temps quand on entend "Ecoute, je prends le premier train, j'arrive".
Là, on est allé trop loin, alors on rassure et on dit qu'on va suivre les bons conseils.

 Et puis on demande à parler au Padre, pas de raison qu'il y échappe, ils m'ont fait à 2, alors ils doivent assumer. Re plaintes, re snif, re plaintes ...

On prévient aussi El Hombre. parce que lui, il dit qu'il nous aime comme on est, et ça, faut le vérifier.
"Mon chériiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ch'suis maladeu, ch'suis pas bieng, j'crois que j'vais pas passer la nuit". Suivi inévitablement de reniflement, de soupirs, de gémissements. Faut c'qui faut.


Là, il sait qu'il va passer sa soirée à côté d'un cadavre, qui se tirera mollement de la couette pour aller choper un verre de lait, en gémissant, se cognant à tout ce qui sera sur le chemin, titubant. Il sait qu'il va nous retrouver le cheveux plat, la joue rayée par les draps, l'oeil mi-clos, mais il ne prend pas la porte, et même qu'il essaie de bien faire. Alors il ouvre ses bras, essaie de remettre de l'ordre dans les cheveux, donne la becquée et compatit.
Un des meilleurs moments. "Oh ma pov'chérie, t'es vraiment pas bien, ma pauvre, comme tu as l'air mal, ça va aller, je suis là". Nous on acquièse, on marmonne, ça fait du bien de se plaindre, je suis sure que ça doit avoir un nom cette thérapie. Et avec tout ça, plus quelques médicaments, un ptit déj de champion préparé par notre infirmier attitré, et ben on sent qu'on guérit.



Alors à côté de ça, le médecin qui reste de marbre à vos gémissements, et le pharmacien qui veut refiler coûte que coûte du Vick's-qui-pue et des suppos, ils peuvent aller se rhabiller. Rien de mieux que de se plaindre. Mais c'est pas du chiqué tout ça.


Par AC
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